Accueil / Non classé / 2013 Carnet du voyage à moto (scooter) de FerDex, soit 4500 kilomètres dans l’Est de la Thaïlande.
ferdex-flash

2013 Carnet du voyage à moto (scooter) de FerDex, soit 4500 kilomètres dans l’Est de la Thaïlande.

9 octobre : Ban Krut – Petchaburi. 199 kilomètres (25 km avant.)

(Carnet de voyage à moto, ou plutôt à Scooter.)

Je pars, peinard, lorsque je suis prêt, pour mon voyage à moto à travers l’Est de la Thaïlande. C’est-à-dire sur le coup de 8 heures du mat.

Direction l’hôpital de Prachuap Khiri Khan.

Il y a longtemps que j’attends ce départ.

Au printemps, juste avant mes vacances en France, j’ai acheté ce scooter Honda PCX150 CC, afin de faire de longues balades en Thaïlande, que je ne connais pas assez, malheureusement.

Rouge, comme la ‘’2CV de ma sœur…’’

– Tain ! Tu commence fort, ton road-trip. Par un passage à l’hôpital…

– J’explique ! Je suis diabétique et je dois faire une visite annuelle de la vue, je la fais ici en Thaïlande, parce qu’à Bourg (France), je n’ai pas la possibilité de prendre un rendez-vous pendant les 4 mois où je suis en France : les ornithologues, euh… les ophtalmologues sont bookés à mort, plus de 6 mois à l’avance.

Ici je me pointe comme une fleur sur le coup de 9 heures et à 11 heures 1/2, c’est plié. Et pour pas plus de 350 Bahts, c’est-à-dire moins de 10,00 €.

  • Et tu vois bien ?
  • Ça va ! J’arrive même à distinguer un “nègre” dans un tunnel, alors…

Les attentions, la gentillesse et les sourires et même une bonne crise de fou rire de l’infirmière parce que je ne sais pas lire les lettres thaïes – un rien les amuse – sont sans supplément.

Ensuite, je me casse une petite croûte face à la mer.

Une petite sieste sous un sala (abri couvert) couvert.

Et j’enfourche mon fidèle destrier, direction Hua Hin, pour faire la vidange des 4000 kilomètres.

Pas racistes pour deux ronds, ils me la font à 3300 Kilomètres.

Me mettent la plaque définitive, me donnent le “green book” (carte grise, mais ils sont daltoniens) et l’assurance.

Contrôle de police des permis de conduire ;

  • – If you not have, you pay 200Bahts.
  • – I have it.

Et je sors mon permis thaï.

Surpris le mec car c’est rare les farangs qui ont un permis thaï.

En Thaïlande officiellement 8% (mais en réalité beaucoup plus)

des conducteurs de voiture n’ont pas de permis.

S’il y a un contrôle, ils paient 200 Bahts et basta. Ils ne sont même pas tenus de le présenter à la police station le lendemain ;

Et je repars dare-dare en espérant aller dormir un peu avant Ratchaburi.

Que nenni, je me ramasse un orage, pas piqué des cobras royaux, en pleine poire.

Donc, je me trouve un “resort” 25 km avant Petchaburi. Superbe, au bord d’un lac avec un resto sympa.

Cha Amfishing-resort 

En principe je ne mange pas où je dors – chacun son métier – mis l’orage est uncas de farce majeure.

10 Octobre Petchburi – Chon Buri. 170 km, mais surement plus, car je me suis souvent gouré.

(Suite de mon carnet de voyage à moto, ou plutôt à scooter.)

Petit dej’ face au lac : royal !

Les poissons, surtout les morues d’eau douce qui nagent là, me font un petit signe ‘’bonjour’’ de la queue.

Aujourd’hui, je vais faire le passage le plus dur de ce trip, traverser le sud de Bangkok.

J’ai arrimé mon sac à dos contre le top case et après moult tâtonnements, j’ai réussi à trouver la fixation et la position adéquate. Ça me fait un dossier nickel.

C’est royal pour conduire, comme dans un fauteuil.

*O*

Conseil pour bien voyager à moto en Thaïlande : Le sac à dos solidement attaché contre le top-case et la motorbike devient vraiment confortable : très bon dossier. Pour pallier à la rondeur du top-case, je mets un filet qui, normalement, sert à maintenir les objets transportés dans les paniers des motorbikes.

*O*

 ferdex moto

Et c’est parti !

Direction Samut Songkhram que j’atteins dans des délais raisonnables.

Petit intermède pour manger dans un restaurant de bord de route, plutôt rustique.

En fait, c’est la cantine sauvage de Lohakijrong, une boîte qui doit fabriquer des boissons d’après ce que j’ai compris.

J’essaie de soudoyer une employée pour qu’elle me donne sa –magnifique – casquette.

Rien n’y fait.
J’essaie même de l’échanger contre mon casque.

Que nenni.

Ils sont morts de rire, et redoublent lorsque, à mon départ, je ponctue l’histoire avec le pouic-pouic de la trompette de mon scooter.

C’est là que ça se gâte.

Je pars pour Samut Sakon et là je me paume déjà une première fois. Mais ensuite, je réussis à trouver Samut Prakan.

Le problème, c’est que ce ne sont pas vraiment des villes, mais des banlieues de Bangkok, sans commencements ni fins.

Le long de ces routes dans des zones commerciales et industrielles, je pense à un ami, qui aime la Thaïlande et y vit.

Comme il voudrait se régaler devant la profusion de Tesco Lotus, de Big C, de Bic C Extras, de Home Mart et de Home Pro, ces fleurons de la Thaïlande authentique.

Difficile de trouver la bonne route.
C’est sur qu’un GPS me serait bien utile.

Ceci dit, il m’’éviterait les erreurs de parcours, mais aussi les rencontres, même brèves, même trompantes, mais toujours sympa. 

Je ne serai pas forcément gagnant au change.

Finalement, le boss d’une station-service m’indique (ce qu’il croit être) la bonne direction, celle via l’express-way, 2ème étage. Ici, il y a des autoroutes à deux étages.

En Thaïlande, comme dans beaucoup de pays, le 2ème étage est en réalité le 1er chez nous.

Le rez-de-chaussée, ici, est l’étage 0.

Manque de bol, avec mon scooter, je me fais refouler de cet express-way.

J’ai beau dire que c’est la police qui me l’a conseillée, rien n’y fait.

Un caissier m’indique comment faire demi-tour et emprunter – sans intérêts – une route qui la longe.

Mais c’est une route merdique, avec de nombreux passages en champ de patates et des parties immergées.

Gymkhana. Slalom. Tape-cul…

*O*

Conseil pour bien voyager à moto en Thaïlande : Demander sa route aux motards. Les automobilistes vous indiqueront la bonne route, certes, mais sans même penser qu’elle sera interdite aux motards.

*O*

Et j’arrive à la fin de cette …tain de route.

Là, je louvoie entre des échangeurs futuristes et inquiétants, fais fausse route plusieurs fois et des demi-tours intempestifs, des parties à contre-sens.

J’arrive à un bac antédiluvien, bondé de motorbikes, car c’est le seul moyen pour elles de traverser ce bras de la Chao Praya River.

Les magnifiques ponts à haubans Rama 1 et Rama 2 étant des express-ways, donc interdits aux scooters et autres motorbikes.

Arrivé de l’autre côté, je respire enfin, je suis sur la bonne route et je roule de conserve en discutant pendant au moins 20 Kilomètres, avec un autre motard thaï, dont le rêve est d’aller aux USA.

Ça, c’est un des intérêts de voyager en scooter, souvent et notamment aux feux rouges, qui parfois s‘éternisent, je peux discuter avec d’autres motards.

Ou des camionneurs.

Ou même des policiers admiratifs.

Et eux aussi.

Finalement, j’arrive à Chonburi où je trouve facilement un hôtel, le Sahachai Hotel, un tantinet défraichi, mais propre et la réceptionniste est super sympa avec un de ces sourires…

C’est sûr que j’aurais apprécié un GPS, mais j’aime bien demander ma route, c’est nettement plus convivial. On y reviendra certainement.

Camions.

 

Dominique est un voyageur passionné par les voyages et plus particulièrement les voyages en Thaïlande et en Asie, où il vit depuis plusieurs années.Il vous fait voyager sur ce blog et est aussi le directeur marketing du site Internet www.monimmobilierthailande.com/

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*