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Tak - Kamphaeng Phet - Mae Sot .

FerDex en scooter (2ème partie) :Tak – Kamphaeng Phet – Mae Sot .

Tak, j’y ai changé de bus souvent, mais ne m’y suis jamais arrêté.

Une route avec de bonnes grimpettes (heureusement que je ne suis pas à bicyclette), de belles descentes (dommage que je ne sois pas à bicyclette), et une tripotée de virages que les camions et les bus prennent à vitesse très réduite.

Tak est une ville sympa construite près d’une rivière, la Mae Ping qui vient de Chiang Mai ou y retourne, je ne sais pas trop, n’ayant pas un super sens de l’orientation.

Non ! Elle ne se jette pas dans la Mae Pong  pour faire la Mae Ping-Pong ! Je ne ferai pas ce jeu de mots !

Mae en Thaï signifie mère et la rivière (mae nam, Mékong) est bien la mère nourricière puisqu’elle apporte le poisson, le limon et l’eau pour irriguer les rizières.

Toutefois, je ne suis pas certain que ce soit le même mae. La langue thaïe est parfois traîtresse.

J’aime bien Tak. Le centre ville a été modernisé, mais il reste de belles maisons en bois.

Le marché de jour est magnifique, coloré et animé. On y trouve beaucoup de choses.

Il y a encore de belles boutiques traditionnelles, malgré la construction de deux supermarchés qui raviront les touristes qui aiment la Thaïlande, à condition que ça soit comme la France.

Ils vont au marché seulement pour y faire des très belles photos colorées qui épateront leurs amis, et même s’ils déclarent qu’ils souhaitent que les marchés traditionnels ne disparaissent pas, ils se servent chez leurs concurrents qui, comme chez nous il y a quelques années, sont en train de les faire mourir à petit feu ou en tout cas les faire péricliter.

Belle hypocrisie et beau mépris.

Le marché de nuit est aussi bien achalandé et j’y déguste un super plat de canard rôti avec sauce légèrement sucrée au goût de cannelle, dans un étal tenu par des gens sympas et une petite fille espiègle, mais aidante.

Tak me plait de plus en plus.

Voici quelques photos de cette étape : https://plus.google.com/photos/114618816216547539202/albums/6122971546266242497?authkey=CKeNyL7tjeP_DA

Malgré l’amérikkkanisation (7 /11, TescoLotus, Big C, Home Pro, etc) elle reste dans la Thaïlande que j’aime.

Peu de boutiques 7/11 qui vendent de tout, mais surtout de la junk-food.

Et les boutiques à l’ancienne, près du marché de jour, ont l’air bien vivaces. Mais comme les produits vendus par les 7/11 se vendent bien, les boutiques d’alimentation thaïes, vendent par mimétisme, les mêmes junk-foods, d’où, dans ce pays aux peuplades réputées pour leur minceur, une recrudescence inquiétante d’obèses et de diabétiques.

Ici, surtout, les gens sourient, contrairement à beaucoup d’endroits du pays.

Je suis allé me balader le long de la rivière Ping, hors de la ville et j’ai emmagasiné pour 1 an de sourires.

Même les chiens n’aboient pas comme s’ils avaient soif.

Et j’ai pu vérifier une fois de plus mon adage (et pas celui d’Albinoni) :

« Si je croise quelqu’un qui me sourit, je lui réponds par un sourire et il (ou surtout elle, d’ailleurs) amplifie encore plus son sourire.

Si je croise quelqu’un qui ne sourit pas, je lui souris et il répond par un sourire. »

C’est en train de se perdre en Thaïlande, surtout dans les villes et les coins à touristes.

Ou alors, on a droit au sourire commercial genre Lecanuet « … J’ai tout le matériel dans l R16… » Coluche.

Comme je ne suis qu’à une soixantaine de kilomètres, je décide d’aller faire un tour à Kamphaeng Phet.

C’est le même genre de ville animée que Tak. En plus petit…
Boutiques dynamiques et marché coloré et actif.

Une marchande me fait goûter une sai hua (saucisse de bœuf ou de porc, car le bœuf est cher). J’appréhendais une saucisse sucrée comme les chinoises ou très grasse comme certaines saucisses thaïes.

Non, elle est délicieuse avec pas mal d’ail et d’aromates et très légèrement poivrée et pimentée.
J’en achète 20 cm.
Les sourires ici aussi sont aussi accueillants.

Je visite le parc historique, beaucoup moins grand que celui de Sukhothai, et à mon avis d’un moindre intérêt, mais qui prodigue un peu de calme.

J’y fais une petite sieste sur une pierre taillée il y a plusieurs siècles : un bon moyen de s’intéresser à l’histoire de la Thaïlande, d’une façon autre que théorique.

Rendez-vous, bientôt, pour la suite de ce périple.

Le soir même je retourne à Tak et le lendemain je repars pour Mae Sot où du travail m’attends.

En effet je dois accueillir Claude-Alain et Porn sa compagne thaïe ainsi que Laurence et Jérôme qui viennent faire un atelier ”fours solaires”.

En effet, ils vont initier des Birmans exilés en Thaïlande dans une communauté d’ouvriers agricoles à fabriquer de tels fours.
Ceux-ci devraient être intéressés, car sur le plateau où ils vivent autour d’une petite école pauvre qu’aide MENGLABA :
http://voyageaupaysdesmerveilles.com/les-fours-solaires-de-jerome-et-consorts
Nous devons trouver des cartons les moins chers possible, des vitres, de l’isolant, et du papier aluminium qui servira de réflecteur.

Après quelques kilomètres de route et de chemin de terre, le bus scolaire nous emmène auprès de l’école, centre vital de cette communauté.

Le premier jour, Laurence et Jérôme, Porn et Claude-Alain sont allés présenter leur prototype.

Manifestement les gens ont été intéressés.

Le second jour nous y retournons avec du matos :

– Cartons et poubelles en plastique qui vont constituer le corps de l’appareil.

– Vitres.

– Isolant.

– Papier alu qui va servir de réflecteur.

– Colle, ruban adhésif, fil de fer.

Jérôme commence à fabriquer un four devant les hommes réunis. Les femmes viennent jeter un coup d’œil, mais laissent la ”technologie” aux ”mâles”.

Le professeur fait le traducteur.

Pendant ce temps nous préparons la soupe et le tom yam kung (soupe aux crevettes).

Ensuite les hommes réalisent eux-mêmes un four.

Ils ont bien retenu la leçon et sont même assez rapides.

Pendant ce temps avec les ingrédients qui ne serviront pas à tester les fours, Porn et Laurence préparent une soupe pour les enfants, cuite au feu de bois, celle-là.

On met cuire les différents plats.

En fin d’après midi, on va tester.

Le riz est cuit, sauf au fond, car pour ne pas perdre de précieux degrés, on ne peut ouvrir et remuer. Il faudra qu’ils fassent plutôt cuire des nouilles genre ba-mee (nouilles traditionnelles) et mamas (nouilles des soupes instantanées) plus rapides à cuire et tout aussi roboratives et qui en plus auraient l’avantage de coûter moins cher.

Le tom yam (soupe aux crevettes) est cuit.

La soupe ne l’est pas. Il faut dire qu’elle était très grosse. Les femmes finiront de la cuire sur le feu de bois.

Le lendemain, seul Irène (qui va conduire des enfants à la clinique) pendant que les autres profiteront du bus scolaire de Saw (un song theaw -) (Pick up avec 2 banquettes.) pour aller à la cascade. Pendant ce temps Laurence et Jérôme vont faire un nouveau four pour la grande casserole (pour une famille de 13 personnes).

Ils cuisent une soupe et des papillotes de viande de porc achée.

Tout cela sera cuit à point lorsque les enfants reviennent des cascades.

Il faut dire qu’ils ont obtenu des températures de 140 °C.

Expérience concluante, donc.

Les enfants se régalent.

Reste maintenant à savoir si les femmes utiliseront ces fours.

Irèn et Saw feront un suivi de l’expérience.

En tout cas, un des hommes à bien apprit la leçon et va en construire pour les vendre.

Un autre va en construire un pour ses parents en Birmanie.

Bravo à vous Porn et Laurence, Claude-Alain et Jérôme.

Et Djisou tembadé (Merci en Birman)

Il ya dans ce monde tant de disparité.

Des gens tuent froidement des dessinateurs humoristiques.

Et d’autres, beaucoup d’autres, sont d’un altruisme et d’une générosité effrénés.

FerDex

Dominique est un voyageur passionné par les voyages et plus particulièrement les voyages en Thaïlande et en Asie, où il vit depuis plusieurs années.Il vous fait voyager sur ce blog et est aussi le directeur marketing du site Internet www.monimmobilierthailande.com/

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