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Uttaradit et Pitsanulock.

FerDex en scooter (5ème partie) : Uttaradit et Pitsanulock.

Uttaradit, pas très loin où je vais me rendre dès demain
Une route superbe qui passe dans une jungle luxuriante et dense, avec des touffes de bambous et des arbres immenses et serrés drus.

Ça doit être une sacrée ”snake farm” qui doit abriter pas mal de bestioles pas franchement amicales.

Qu’est-ce que c’est plaisant de cheminer en scooter sur ces routes dépaysantes. Ou sur les routes de montagne, même si ce n’est pas très facile d’y conduire du fait des pentes plutôt abruptes, que ce soit en montant ou en descendant, et des virages.

Je préfère ce moyen de transport au bus ou même à la voiture. Jean Pierre à qui j’ai demandé pense la même chose, même s’il a loué un carrosse pour véhiculer sa belle.

Et c’est moins pire pour l’environnement.

Uttaradit, petite ville à échelle humaine où je fais des rencontres sympa.

« Tu ne nous racontes pas souvent tes rencontres.

– Ben… C’est assez difficile, car ce sont des rencontres éphémères et relativement superficielles, mais où souvent je me marre bien.

– C’et à dire ?

– Ça se passe fréquemment dans un resto ou un marché. Souvent les Thaïs se foutent de ma gueule à cause de mon accent et de mon manque de vocabulaire.

– Et vous parlez de quoi ?

– Les mêmes questions reviennent souvent. D’où tu viens ? Où tu vas ? Tu es de quel pays ?As-tu déjà mangé ? C’était bon ? Qu’est ce que tu veux manger ? Es-tu marié ? As-tu une chérie thaïe ?

C’est un peu les mêmes questions qu’on poserait à un étranger en France.

– Un peu. Hier, je me suis arrêté pour boire un café sur une aire de repos. Une des filles qui travaillait là me demande si je vis seul. Je lui dis que oui, alors du coup elle m’aime. Je lui propose d’aller se coucher ? Tout le monde se marre et les autres boutiquières renchérissent.

– Ça tourne souvent autour du radada, et de l’amour…

– Souvent, oui. Tus sais, la plupart des Thaïs, sauf ceux qui ont fait des études universitaires, sont assez superficiels, et la plupart des conversations ne volent pas très haut.
Mais j’aime bien ça et surtout en rire. J’en ai un peu raz le bol des intellectuels. Surtout ceux qui encombrent les télés. Suivez mes regards. Ceux qui nous disent quoi penser, ceux qui nous expliquent pourquoi ce qu’ils ont prédit auparavant ne s’est pas produit, ceux qui sont complètement nuls, mais ont l’écoute nauséabonde et amérikkkanisée des gouvernements. »

Je reste seulement deux jours à Uttaradit.

J’ai été un peu ky khiat (paresseux) pendant cette étape. Je n’ai fait qu’une seule photo marquante : https://plus.google.com/photos/114618816216547539202/albums/6122980280098967329?authkey=CInZ56DOhfHYkwE

Et je pars pour Pitsanulock.

Une petite centaine de kilos (kilomètres comme on dit ici.)

Et en route, il m’arrive un truc qui aurait pu être vachement grave.

Une voiture me double en klaxonnant et le passager me crie des trucs que je ne comprends pas et me montre l’arrière de mon scooter.

Tain, j’ai failli jouer Jehanne d’Arc, pas tant au point de vue virginité, mais au point de vue incandescence.

Ma sacoche de droite est en flammes.

En fait, ce n’est pas une véritable sacoche. Comme je n’en ai pas trouvé d’adaptées à mon scooter, j’en ai bricolé une paire avec des sacs à surgelés achetés dans un Tesco-Lotus.

J’avais déjà eu une alerte au début et donc je soulevai la sacoche de droite pour qu’elle ne touche pas le pot d’échappement.

Ce matin j’ai zappé et donc début d’incendie genre  Zeppelin LZ 129 Hindenburg

Je m’en sors bien. Il n’y avait heureusement pas grand-chose à l’intérieur.
Mais les amis à qui je pensais rapporter du thé vert acheté à
Ban Rak Thai, le village chinois en seront quitte à boire du Lipton.

Phitsanulok aussi s’est agrandi.

J’y étais déjà passé il y a quelques années et j’avais bien aimé.

La fonderie de Bouddhas du Sergent-Major Tawi est toujours aussi busy.

On peut y voir toutes les étapes de la fabrication de grands Bouddhas de bronze.

Il y a des marchés de nuit sympa, mais sans tables pour y manger, ce qui n’est pas pratique pour les voyageurs qui n’ont pas envie de souper seuls dans leur chambre.

Une express-way longe la ville bordée de zones artisanales et commerciales.

J’y trouve un hôtel sympa. Comme j’arrive dans les villes sur le coup de midi, je me dépêche de trouver une guest-house ou un hôtel, afin de pouvoir aller manger et faire ma traditionnelle méditation provençale, une mini-sieste véritable trésor de santé. Je devrais trouver une bonne guest-house ?

Ici, je m’y attarde seulement deux jours, traînant dans la ville ancienne, flânant et dînant au bord de la rivière avec une bande de jeunes, qui croyez-moi, ce soir-là ne sont pas mort de soif.

On s’est bien marré cependant.

FerDex

Dominique est un voyageur passionné par les voyages et plus particulièrement les voyages en Thaïlande et en Asie, où il vit depuis plusieurs années.Il vous fait voyager sur ce blog et est aussi le directeur marketing du site Internet www.monimmobilierthailande.com/

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