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Les Thaïs et les jeux- L’enjeu des paris

Pour parodier l’adage des empereurs romains, on pourrait aisément dire que les Thaïs se satisfont “de riz et de jeux “.

Les éventements politiques récents ont montré que le prix du riz payé aux producteurs avait une incidence sur les tribulations revendicatrices des populations.

Mais les Thaïs sont particulièrement sensibles aux jeux, notamment aux jeux d’argent.

Lorsqu’on se promène dans les villes, on rencontre souvent des gens qui jouent aux dames sur des damiers improvisés, avec des capsules de bière ou de soda en guise de pions.

D’autres jouent à une variante des échecs dont les pièces, mis à part les cavaliers, ont des formes un tantinet bizarres et dont les règles prennent quelques libertés avec les nôtres.

Nombre de ces parties sont intéressées.

Dans certains villages ou certains quartiers des villes nombreuses sont les salles de billard et de snooker où les hommes et parfois les ladys-bars viennent manier la queue et taper les boules. (Oh ! Note du Webmaster!)

Ces parties sont très souvent l’enjeu de paris.

Dans les campagnes, les gens, n’ayant ni Chambertain ni Riesling, n’élèvent pas seulement les coqs pour leur chair, mais aussi pour leur faire disputer des combats acharnés et sanglants où les paris vont bon train.

Mais certainement, le vaincu passe à la casserole.

Il existe aussi des combats de buffles très spectaculaires et même de petits poissons noirs très agressifs qu’il faut élever en solitaires dans des bouteilles ou des bocaux.

Là aussi les paris sont ouverts.

Ne manquez pas les combats de muay thai (boxe thaïe) où, entre parenthèses les Français se distinguent, plusieurs d’entre eux sont ou ont été champions du monde.

Ces matchs, dont les plus célèbres ont lieu au Lupini Stadium ou au Rachdamnen Stadium, mais aussi à Chiang Mai, donnent eux aussi lieu à des paris, parfois spectaculaire avec souvent de gros enjeux et l’on comprend pourquoi le spectacle est aussi dans la salle, tant les spectateurs sont démonstratifs et énergiques lorsqu’encouragent leur poulain.

La loterie officielle est aussi particulièrement prisée par les Thaïs.

Un peu partout, on rencontre des marchands de billets, fixes ou itinérants, qui ne manquent pas de clients.

Il existe même, sur Rachadmnen Avenue, près de Democracy Monument,

un assez vaste marché où certains détaillants ou semi-grossistes bangkokins viennent s’approvisionner et certains clients viennent acheter des séries complètes.

A côté de cette véritable institution, il y a une quantité de loteries plus ou moins clandestines, où de très fortes sommes peuvent être gagnées par des clients cependant fort discrets.

Dans de nombreux marchés, il existe des endroits ben cachés des passants et des chalands par de cageots ou de bacs à poissons.

Dans ces véritables tripots où des joueurs, souvent invétérés, jouent à des jeux de cartes ou de dés, dont les règles m’échappent.

Là aussi, les billets de 100 bahts changent de mains à une vitesse vrtigineuse.

Dans certaines boutiques, des tableaux avec des petits papiers numérotés donnent droit contre quelques bahts à des bouteilles de bière ou de whisky gratuites si le petit papier que vous venez d’acheter est gagnant.

D’autres boutiques proposent aussi de gagner, soit des bijoux, soit des smartphones ou autres gadgets.

Il suffit pour cela, contre une somme de 100 à 300 bahts par case, d’inscrire son nom dans une ou plusieurs cases d’un tableau ou sur un cahier.

Lorsque le carton est plein, un tirage au sort désigne l’heureux gagnant.

Inutile de vous dire que même si l’objet à gagner est d’une belle valeur, la boutiquière est largement bénéficiaire et que ce genre d’opération est un apport non négligeable à la trésorerie de ces petits commerces fortement mise à mal par la concurrence des 7/11 ou des supermarchés, et leur permet de vivoter et de perdurer.

Ces expédients peuvent-ils permettre d’éviter de vider les villages et les hameaux de leur tissu commercial et social et d’éviter comme chez nous d’accélérer la désertification des campagnes ?

Les jeux, on s’en rend compte, sont très présents dans la vie des Thaïlandais.

C’est parfois un fléau pour les familles, lorsque de maris et des pères, y ajoutant le problème de l’alcool, ou pire du ya baa, une méta-amphétamine qui fait pas mal de ravages, y consacrent une grande partie de l’argent du ménage.

Mais malgré leur clandestinité, ils contribuent, peu ou prou, au PNB du pays, ce qui explique pourquoi les autorités ne s’empressent pas pour éradiquer les jeux les plus clandestins et les plus malsains.

 

Dominique est un voyageur passionné par les voyages et plus particulièrement les voyages en Thaïlande et en Asie, où il vit depuis plusieurs années.Il vous fait voyager sur ce blog et est aussi le directeur marketing du site Internet www.monimmobilierthailande.com/

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