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Voyage à moto de FerDex (3ème partie) Il continue, le Bougre !

Je n’ai pas pissé dans mon falzar, je viens juste de me prendre une grosse radée et ne suis pas tout à fait sec.

26 Octobre. Plages au Sud de Chantaburi à Ban Khlong Luek Border Market (Rong Kluea Market).

(Suite de mon carnet de voyage à moto, ou plutôt à scooter.)

Je pars pour Sa Keo.

*O*

Conseil pour bien voyager à moto en Thaïlande : J’ai une carte, plutôt bien faite, mais je n’ai rien pour la laisser à portée de vue, donc je la laisse dans mon top-case, pas trop accessible.

Avant de partir le matin, je me fais une liste des villes et des directions à prendre.

 

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Je voyage pendant quelques centaines de mètres avec 2 femmes et un gamin sur ne motorbike, la femme derrière en profite pour arracher les cheveux blancs de la conductrice, pendant que le gamin fait ses devoirs, assis entre les deux.

Mais sur le chemin de Sa Keo, je croise une route pour le Ban Khlong Luek Border Market (Rong Kluea Market), un immense marché frontière.

Je change mes plans

Quel labyrinthe pour y arriver, alors que ça doit être direct depuis Sa Keo.

Je suis vraiment impressionné.

On a l’habitude de dire que Jatujack, le Weekend Market de Bangkok est le plus grand d’Asie du Sud-Est.

Celui-ci, le Ban Khlong Luek Border Market (Rong Kluea Market), est au moins deux fois plus grand.

C’est surtout un marché de gros et, donc, vu mon envergure, je n’y suis pas dépaysé.

Lorsqu’on voit les quantités de marchandises à vendre, on est sur que la société de consommation – dont on disait qu’on ne voulait pas en Mai 68 – est loin d’être terminée.

Vêtements, gadgets, vaisselle, chaussures, maroquinerie, jouets en plastique, casseroles et ustensiles de cuisine en alu et en inox, lunettes de soleil, lunettes loupes, montres. Etc.

Pas mal de copies de grandes marques.

Et tout cela est fabriqué dans les sweat-shops (usines à sueur) du Cambodge, sans aucune loi sociale, sans même un SMIG.

Et vous allez retrouver ces marchandises dans vos supermarchés, petits veinards.

A peine sèches de la sueur des gamines (à partir de 12 ans, voire même parfois plus jeunes) qui les ont fabriquées, en trimant 10 à 12 heures par jour, pour une bouchée de riz.

Je mange dans un resto, à côté de deux jolies filles qui apparemment sont venues ensemble. Elles ont le nez vissé à leur smartphone et n’échangent pas trois paroles pendant tout le repas.

Si on n’est pas un consommateur dévot, et qu’n observe un peu ce qui est en train de se passer, on se rend très bien compte que le ‘’Système capitalo-oligarchique’’ fait tout pour éradiquer la convivialité. Et avec les smartphones, internet, les GPS, la télé, les SMS, FaceBook et Twitter (les réseaux sociaux désocialisants) : ça marche à fond.
Les gens ont la tête dans le guidon ou dans le smartphone, communiquent virtuellement et ne se parlent plus entre eux, même assis à la même table de restaurant.

Pour le ‘’Système capitalo-oligarchique’’, il ne faut plus que les gens s’aiment, mais qu’ils soient dans une pseudo convivialité qui masque leur solitude, probablement génératrice de frustration, d’insécurité (psychique et mentale) et de stress.

De plus en plus les gens n’aiment plus les autres et le ‘’Système capitalo-oligarchique’’ marque des points.

Et ça tombe bien, parce que pour ce système, la convivialité est synonyme de discussion, de critique donc de révolte potentielle. (Voir ‘’1984’’ de Georges Orwell)

Et comme en plus, tous ces appareils, smartphones, GPS, FaceBook, Tablettes, etc. servent très bien à nous surveiller et à connaitre nos habitudes et tendances de consommateur, c’est tout bénef pour le système.

27, 28 Octobre. Ban Khlong Luek Border Market (Rong Kluea Market) et Sa Keo.

(Suite de mon carnet de voyage à moto, ou plutôt à scooter.)

J’étais déjà venu à Sa Keo, passer deux jours et deux nuits avec une vierge, et qui l’était resté.

Je ne prends pas contact avec elle, car je sais qu’elle l’est toujours.

Elle n’échangerait son pucelage que contre un mariage et le prix de la fiancée (coutume thaïe ou le fiancé, surtout s’il est farang, donne une forte somme d’argent aux beaux parents).

Petite ville pas spécialement spectaculaire, mais qui est en train de se développer.

  • Comment fais-tu pour te repérer, je suppose que dans l’Isan, les pancartes sont le plus souvent écrites en Thaï.

  • Elles sont souvent écrites dans les deux langues, et j’en profite pour regarder et retenir la lettre thaïe qui commence le nom de la ville ou je veux aller.

  • Malin, le FerDex.

  • Mais je reconnais qu’il y a eu une grosse évolution sur les inscriptions des panneaux indicateurs. Comme j’ai ragé au début où je faisais des balades à moto du côté de mon village de prédilection.

29 Octobre. Sa Keo à Buriram.

(Suite de mon carnet de voyage à moto, ou plutôt à scooter.)

Mon ami Jean Luc, conscient que je n’ai pas la tête aussi dure qu’on pourrait croire, me conseille : “N’oublie pas ton casque !

Je mets le casque lorsque je suis sur des grandes routes ou que je suis dans un endroit où les gens le mettent, ce qui veut dire : “Ici, les flics font chier.”

Sinon, comme pendant 2 jours à Sa Kéo, je ne le mets pas, comme la plus part des gens.

Dans mon coin, les flics ne “font pas chier” et pratiquement personne ne le porte ;

Un flic à qui j’en parlais une fois, m’a répondu

  • Si tu as une bonne amulette, tu n’as pas besoin de casque.

Les gens ne croient pas au casque. Ils en portent un, ressemblant souvent plus à un jouet qu’a un vrai casque, parce que c’est obligatoire et que périodiquement les flics font des opérations coup de poing (sur le casque)

Si tu savais comme c’est bon de rouler sans casque !

Et comme disait Thomas Jefferson

Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre.”

  • Eh ! Jean Luc, tu le mettais, ton casque, sur ta mobylette grise ?

Dans la plus part des villes, les gens le mettent le jour et pas le soir.

Ici les flics doivent tous être comme le commandant : couche tôt !

Je me conforme aux us et coutumes.

Rouler sans casque, c’est aussi bon que se baigner à poil.

Aujourd’hui entre Sa Keo et Buriram, j’avais l’impression d’être un extra terrestre. J’étais un des rares à en porter un et les gens qui me croisaient avaient l’impression de regarder ‘’Gueule de Rak !’’

C’est la Thaïlande.

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Conseil pour bien voyager à moto en Thaïlande : Le problème c’est qu’on n’a pas assez d’yeux.

Il faut constamment avoir :

  • Un œil sur la route, même si elle est belle, et sur le revêtement pour voir les nids de poules, de dindes, voire d’autruches, anticiper et les éviter. La tâche d’ombre ou la flaque d’eau cache peut-être un trou.

Passer à toute vitesse sur un tel trou, c’est la gamelle assurée, voire la jante tordue ou cassée.

  • Un œil sur le rétroviseur de droite, car l’écart que vous ferez pour éviter le trou, mais aussi une moto ou une voiture que vous voulez doubler ou qui roule à droite dans le sens contraire du votre, peut-être mortel si un véhicule s’apprête à vous doubler.

  • Un œil sur le rétro de gauche, car quelqu’un peut bien décider de vous doubler par la gauche.

  • Un œil sur les sorties de stations-services, d’entreprises, de boutiques, de restaurants, de rues, de routes, de chemins, de sentiers visibles ou invisibles qui débouchent à gauche sur votre route, car une motorbike peut bien en arriver, et sans même un regard sur votre provenance, vous couper la route à grande vitesse.

  • Un œil, encore une fois, sur votre rétro droit à l‘approche des stations-services, entreprises, boutiques, restaurants, rues, routes, chemins, sentiers visibles ou invisibles qui débouchent à gauche sur votre route, car un véhicule peut très bien vous doubler et tourner immédiatement, vous coupant la route pour s’y engouffrer.

  • Un œil sur le paysage, car souvent, dans les rizières ou en montagne, par exemple, il est magnifique.

  • Un œil sur les gens et plus souvent les enfants qui vous font coucou pour leur répondre par un petit signe ou pour ce qui me concerne par le pouic-pouic de la corne rajoutée sur mon scooter. On n’est pas des sauvages, non plus !

Non plus !

 

Dans les restos de ces villes de l’Isan, pas de menus en anglais et souvent pas de menu du tout.

Heureusement que de ce côté là, je sais me débrouiller.

Les premiers mots que j’ai appris en thaï sont des noms de plats.

Tien donc…

Et ça prouve, en outre, que la main du touriste n’a pas encore trop mis le pied par ici.

C’est un bon indicateur.

 

Conseil pour bien voyager à moto en Thaïlande : Dans les régions éloignées de lieux touristiques, peu de gens parlent anglais. Les restos n’ont pas de menu écrit en anglais et même souvent pas de menu du tout.

Donc avant votre départ, faites-vous une liste en thaï phonétique des plats que vous aimez.

*O*

Les Song Theaws ( deux planches) sont des bus locaux dans les campagnes et certains quartiers du Grand Bangkok.

Dominique est un voyageur passionné par les voyages et plus particulièrement les voyages en Thaïlande et en Asie, où il vit depuis plusieurs années.Il vous fait voyager sur ce blog et est aussi le directeur marketing du site Internet www.monimmobilierthailande.com/

Un commentaire

  1. Parle nous des odeurs,dans les rues,les restos,les supermarchés,les boutiques,etc,etc….

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